• La pureté de l'enfant, s'évapore
    En un cri de douleur qui dévore
    Toute la beauté de l'innocence
    En un long murmure d'absence
                          
    La métamorphose est brutale
    C'est le vomis d'un monde sal
    Le corps est devenu douleur
    Sans âme, sans même rancœur
                                                      
    Et le tombeau de l'enfance
    Est sous terre, avec violence
    Et la femme seule se meurt
    Des blessures de ses peurs
                                           
    Elle, tombée dans l'abîme
    De la perversité de ce crime
    Pleure, seule dans le noir absolu
    A présent elle n'y croira plus.
                   
    © Joanne

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  • Loin, si loin à présent
    Ma belle s'en est allée
    Arrachant à mon cœur saignant
    La présence de sa divinité
                                         
    C'est dans l'atroce silence
    De cette pièce glaciale
    Que je pleurs son absence
    Que m'entoure tout ce mal
                                                     
    Son visage de porcelaine,
    Gravé dans mon esprit
    Et nourrissant mes veines
    Alimente ma vie, ma folie
                                                                   
    Oh quand pourrais-je
    Effleuré à nouveau cette beauté?
    Mais quand saurais-je
    Si j'ai le droit encore d'y goûté?
                                                                
    Si fade est ma survie
    Sans elle, elfe de mon cœur
    Si denses sont mes envies
    Pour elle, elfe de douceur...
                     
    © Joanne
                     
    Photographie prise sur le Net.

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  • Vampirisme charnel                                                    

    Oh si douce, la peau de mon Amour, exhale un parfum naturel des plus délicieux...
    Il m'enivre, me transporte et fait naître en mon corps un désir intense et venimeux
    Son souffle dans un rythme parfait, résonne en moi telle une symphonie torturée
    La voici, la beauté, qu'elle me tend son cou nacrée, à moi la Vampire,.. Quel danger!
                                                            
    Oserait-elle livrer son âme exquise aux ténèbres éternelles, à la Mort en personne?
    Oserais-je moi aussi, lui ôter doucement, cette si chère vie, dont la souffrance résonne?
    Infâme est ce dilemme, je pourrais la faire notre, mais son âme angélique est trop pure
    Et son cou, le plus beau à mon goût, le plus doux, m'appelle dans un sombre murmure.
                                                             
    Mes lèvres affamées par cette douce créature, rejoignent les brûlantes siennes
    Elle se donne, s'offre à moi, et glisse ses mains délicates dans mes cheveux d'ébène
    Je descends, lentement, pour atteindre bientôt son cou désirable et blanc
    Ma bouche parcourt sa peau dans de lents vas et viens, avide de son sang
                                                                           
    Mon arme tant enviée, se découvre, peu à peu pour la morsure fatale
    Son corps pleins de vie, criant pourtant la mort, se redit sous mes dents animales
    Si tendre est sa chair, si pur est son sang qui circule à présent dans mes veines
    Mais à l'instant précis, où la mort doit frappée me surprend une sorte de peine
                                                                                                      
    Mon cœur de pierre, de glace, cette immonde défunt, ne se reconnaît pas
    Tout à coup il revit un sentiment oublié, enfouit des siècles avant cela
    Cette femme allongée, sur ce lit de draps blancs à fait renaître l'Amour
    Dans le corps et le cœur de ma sombre personne, à présent pour toujours...

    © Joanne

                   

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  • Il est mort, malheureux, triste, inachevé
    Il perdure dans les cœurs des deux passionnés
    Il ne s'est sûrement jamais éteint
    Mais à deux il a cessé, le défunt
              
    Sans se pourrir ni se décomposer
    Il s'est secrètement conservé
    Alimenté seulement pas les souvenirs
    Mêlant douceur et tristes soupirs
              
    Les deux sombrèrent piteusement
    Dans un tragique délabrement
    Une déchéance d'âme et de corps
    Qui détruit encore et encore...

                     

    © Joanne


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  • Errant sans fin entre ses murs
    Je m'ennuis; mon corps meurt
    C'était son dernier murmure
    Et mes ultimes pleurs

                                                                      
    Les feux de ce ciel s'ouvrent
    Mon âme n'était pas pure
    J'ai eu des yeux à recoudre
    Ceux de ce corps inerte et dur

                                                                  
    Des essences putrides et frélatées
    Sortaient du défunt souriant
    Tandis que le fil s'activait
    Sur ses paupières en sang

                                                                       
    Le fluide rougeatre coulait
    Doucement sur ce doux visage
    Muni d'un teint bleuté
    M'offrant le cher breuvage...

    © Joanne


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