Hier 23h-8h: Nuit du cinéma dans ma médiocre ville.
Des gens. Une foule sans âme, un bourdonnement d'inhumanité. Je suis seule, j'observe sans un mot, j'aimerai courrir, fuir cette insolente foule. Les films sont tous aussi mauvais les uns que les autres, et ces foutues pauses d'une demie heure m'anéantissent. Ils parlent, fort, et rient, tous, ils courrent, se retrouvent, s'embrassent. Qu'est ce que je fais ici? Ces gens sont terrifiants, c'est comme un suicide raté.